Budget 2026 : défendre l’Économie Sociale et Solidaire

En tant que Président du groupe d’études sénatorial sur l’économie sociale et solidaire, je défends jour après jour l’ESS et en particulier lors des débats budgétaires. Je me réjouis d’avoir, avec mes collègues, obtenu des avancées sociales pour les Français et donc l’adoption du budget 2026.

Au Sénat, je préside le groupe d’études sur l’économie sociale et solidaire. Nos concitoyens ne savent pas forcément ce que recouvre précisément l’économie sociale et solidaire : ce sont des associations comme le secours populaire, le secours catholique, des fondations, les mutuelles, les coopératives, les radios associatives….

Importance de l’ESS pour les territoires ruraux

Les activités de l’économie sociale et solidaire répondent aux besoins en particulier des plus fragiles et en milieu rural : aides à la personne, maisons de retraites, éducations populaires, activités culturelles.

L’ESS est aussi mobilisée dans les filières d’avenir comme celle de la transition écologique, les ressourceries, les recycleries….

Ce secteur représente 2,6 millions d’emplois, 10,6% de l’emploi salarié et même jusqu’à 25% de l’emploi dans certains territoires ruraux.

Dans mon action quotidienne au Sénat, j’alerte régulièrement le gouvernement sur l’importance de l’ESS et je l’ai fait très dernièrement, le 20 janvier dernier lors de la rencontre avec Monsieur Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme, du pouvoir d’achat, ministre qui a dans ses compétences l’ESS, ESS qui, pourtant, symboliquement ne figure pas dans l’intitulé du ministère, ce que je regrette.
La politique, c’est aussi du symbole et cette absence interpelle.

J’ai alerté le ministre lors de cette réunion sur l’importance des dispositifs de reprise d’entreprises par les salariés en SCOP, modèle économique alternatif fondé sur une gestion démocratique et la primauté de l’humain sur le profit. Les SCOP sont des dispositifs auxquels nos concitoyens sont très attachés comme en témoigne le récent succès de l’appel de fonds de la SCOP Duralex.

Le Ministre a ainsi convenu de l’importance d’octroyer des prêts aux salariés pour éviter que les entreprises ne disparaissent. Un groupe de travail, intégrant les acteurs de l’ESS, doit contribuer à améliorer les mécanismes de reprise. Je serai très attentif à ses conclusions.

J’ai ensuite insisté auprès du ministre Papin sur la diminution des crédits budgétaires propres de l’ESS dans la copie initiale du projet de loi de finances 2026. Les diminutions des crédits budgétaires travail emploi, jeunesse, vie associative sont également autant de menaces pour la viabilité d’un secteur qui vient en aide aux plus démunis.

Le "compromis" sur le budget a permis d’éviter le pire

La mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’ESS a porté ses fruits puisque les crédits spécifiques de l’ESS ont été rétablis pour 2026 à hauteur de ceux de 2025. Ces crédits sont essentiellement consacrés au dispositif local d’accompagnement qui soutient en proximité les TPE et PME de l’ESS, les pôles territoriaux de coopération économique, les chambres régionales de l’ESS dans leur fonction d’accueil et d’orientation des entreprises en région et les têtes de réseaux de l’ESS. Leur maintien constitue un indispensable filet de sécurité.

Je me réjouis également que dans le cadre des négociations budgétaires entre les parlementaires et le gouvernement les crédits de la mission travail emploi aient été rehaussés ce qui permet de préserver l’insertion par l’activité économique.

Notre mobilisation a permis d’éviter des coupes dans les budgets des missions locales et des entreprises adaptées en obtenant aussi des économies minorées pour l’apprentissage.

Je soutiens cette démarche de négociations entre parlementaires de différents groupes politiques pour aboutir à un « compromis » et doter enfin notre pays d’un budget, aussi imparfait soit-il……. Ce budget 2026 n’est, bien sûr, pas celui que dans l’idéal, j’aurais souhaité, mais, je m’inscris dans la démarche de recherche de stabilité pour notre pays.

La responsabilité, c’est le fil rouge de mon mandat sénatorial : tenter d’améliorer concrètement la vie des habitants de notre belle Ariège avec pragmatisme et sans dogmatisme. 

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