Classes Défense : transmettre aux jeunes les clés de la citoyenneté
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En rencontrant les élèves de la classe Défense du collège Victor-Hugo de Lavelanet, j’ai pu échanger avec eux sur le rôle du Sénat, le fonctionnement de nos institutions et les enjeux de la citoyenneté. Cette visite est aussi l’occasion de mettre en lumière les Classes Défense présentes en Ariège, qui sensibilisent les jeunes aux questions de défense, d’histoire et de devoir de mémoire. Autant d’initiatives qui contribuent à transmettre les valeurs de la République et à donner aux jeunes les clés pour comprendre et faire vivre notre démocratie.
À la rencontre des collégiens de Victor-Hugo à Lavelanet
Début octobre, j’ai eu le plaisir de rencontrer les élèves de la classe Défense du collège Victor-Hugo de Lavelanet, à l’invitation de leur professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, Loïc Ginières, que je remercie chaleureusement.
Au cours de cette rencontre, je leur ai présenté concrètement le rôle d’un sénateur, le fonctionnement du Parlement, les étapes du vote d’une loi et le travail législatif. J’ai également expliqué comment, au quotidien, je travaille au Sénat pour suivre et défendre les dossiers qui concernent directement l’Ariège et ses habitants.
Les questions ont été nombreuses, pertinentes et très directes ! C’est tout l’intérêt de ces rencontres : dépasser les connaissances théoriques pour comprendre comment fonctionne notre démocratie, comment se prennent les décisions publiques et quelle place chacun peut prendre dans la vie citoyenne.
Des Classes Défense présentes dans tout le département
Cette rencontre m’a aussi donné l’occasion de mesurer l’intérêt des projets pédagogiques qui rapprochent les jeunes des institutions et des acteurs de la défense. En Ariège, le collège Victor-Hugo n’est pas le seul établissement engagé dans cette démarche.
D’autres participent au dispositif des Classes de Défense et de Sécurité Globales (CDSG) :
- L’institut Notre-Dame à Pamiers ;
- Le lycée professionnel Dr Philippe-Tissié à Saverdun ;
- Le collège Gaston-Fébus à Mazères ;
- Le collège Victor-Hugo à Lavelanet ;
- la cité scolaire de Mirepoix.
Ces classes reposent sur un partenariat entre un établissement scolaire et une unité militaire, une brigade de gendarmerie ou un service de santé des armées. Elles permettent aux élèves de découvrir les missions de ces acteurs, de mieux comprendre les enjeux de défense et de sécurité, mais aussi d’aborder l’histoire, le devoir de mémoire et les valeurs de la République.
À travers des visites, des rencontres avec des professionnels et des projets collectifs, les élèves découvrent des métiers, confrontent leurs connaissances à la réalité du terrain et développent leur esprit critique. L’objectif est également de renforcer leur compréhension de la citoyenneté, de l’engagement et du rôle de chacun dans la société.
À Lavelanet, le devoir de mémoire se concrétise par des projets remarquables
Au collège Victor-Hugo, cette démarche pédagogique s’appuie sur un partenariat avec le 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers. Encadrés par leur professeur, les élèves travaillent sur l’histoire, la défense, la mémoire et les valeurs républicaines.
Leur engagement a été récompensé en 2026 : les 21 élèves de la classe ont remporté le Prix d’Honneur du Prix Armées Zone Sud pour leur journal numérique Le Petit Escholier, consacré au rôle de l’écrivain ariégeois Raymond Escholier durant les deux guerres mondiales.
La classe a également été sélectionnée, pour la deuxième fois en trois ans, pour participer au jury du Prix Jeunesse des Galons de la BD du ministère des Armées.
Ces réalisations montrent combien les jeunes peuvent s’approprier l’histoire et le devoir de mémoire lorsqu’ils sont invités à enquêter, à réfléchir et à produire eux-mêmes. Elles constituent aussi un point de départ concret pour aborder les valeurs républicaines et le fonctionnement de nos institutions.
C’est dans cette même logique de découverte et de transmission que je souhaite prolonger ces échanges en ouvrant aux élèves les portes du Sénat.
Du collège au Palais du Luxembourg : découvrir le Sénat de l’intérieur
C’est toujours avec plaisir que j’accueille des élèves ariégeois au Sénat, afin de leur faire découvrir cette institution de la République autrement que dans les livres.
Guidés par les agents du Sénat, les élèves parcourent le Palais du Luxembourg, découvrent son histoire et son architecture, et entendent des anecdotes qui donnent vie à ce lieu emblématique de la politique française. La visite permet notamment d’admirer la majestueuse salle dorée, avec ses ors et ses stucs, tout en découvrant les coulisses du travail parlementaire.
Mais l’essentiel ne réside pas seulement dans la beauté du lieu. Cette visite permet surtout aux jeunes de mieux saisir le rôle du Sénat, les missions des sénateurs et les étapes de l’élaboration des lois. En découvrant les lieux où les textes sont examinés, débattus et votés, ils comprennent plus concrètement les enjeux de la vie publique et le fonctionnement de notre démocratie.
Le Sénat n’étant pas un lieu accessible librement à tous, cette découverte est une occasion particulière de lever le voile sur le travail parlementaire. Pour les établissements scolaires qui souhaitent organiser une visite, il est nécessaire de s’y prendre environ six mois à l’avance, afin d’anticiper les démarches et de préparer cette découverte dans les meilleures conditions.
Donner aux jeunes les moyens de comprendre et d’agir
Qu’il s’agisse d’une intervention dans un établissement scolaire, d’une rencontre avec des militaires ou d’une visite au Sénat, je suis convaincu que la transmission passe avant tout par le dialogue. Expliquer, écouter, répondre aux questions et donner des exemples concrets permet de rendre nos institutions plus accessibles.
À l’heure où les jeunes sont confrontés à une multitude d’informations, leur donner les clés pour comprendre les décisions publiques, exercer leur esprit critique et connaître leurs droits est essentiel. La citoyenneté s’apprend aussi par l’expérience, la curiosité et la rencontre.
Je tiens donc à saluer le travail des enseignants et des partenaires qui font vivre ces projets dans notre département. En rapprochant les jeunes de l’histoire, des institutions et de celles et ceux qui s’engagent au service de la collectivité, ils contribuent à former des citoyens libres, éclairés et pleinement acteurs de notre démocratie.