La lutte contre le narcotrafic est une urgence absolue !
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Le trafic de drogues-narcotrafic- gangrène malheureusement notre pays avec son cortège de violences. Tous les territoires même les plus ruraux sont concernés. Le Sénat a décidé de s’emparer de ce sujet en étant à l’origine d’une proposition de loi qui allie l’impérative répression avec la prévention en offrant des solutions nouvelles pour lutter contre la criminalité organisée.
Le fléau du narcotrafic s’étend
Le Sénat a adopté à l’unanimité, le 4 février dernier, une proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic.
Cette proposition de loi est issue du travail transpartisan menée en 2024 dans le cadre d’une commission d’enquête sénatoriale. Cette commission d’enquête présidée par mon collègue sénateur socialiste Jérôme Durain a réalisé un travail remarquable qui a permis de mettre en évidence le problème global, systémique du narcotrafic en France.
Le narcotrafic est, en effet, présent dans tous nos territoires y compris dans les zones rurales, les élus locaux font, eux aussi, face à la violence et à la mort.
Le narcotrafic est présent dans l’économie, dans les flux internationaux. Il implique malheureusement des acteurs de plus en plus jeunes et de plus en plus violents. Aujourd’hui, l’État n’est pas suffisamment au rendez-vous parce qu’il n’est pas suffisamment armé face à l’ampleur du narcotrafic.
Un volet répressif assumé
J’assume pleinement la nécessité de renforcer la répression pour faire face au narcotrafic. Nous devons lutter sans relâche contre la criminalité !
La France doit renforcer son arsenal juridique sans quoi les organisations criminelles s’en prendront toujours aux plus fragiles de nos concitoyens.
Cette proposition de loi a deux volets :
- Premier volet : une nouvelle organisation de la lutte contre le narcotrafic avec, par exemple, la création d’un parquet national dédié à la lutte contre le narcotrafic et le renforcement de l’Office antistupéfiants.
- Dans son deuxième volet, la proposition de loi octroie de nouveaux moyens juridiques et techniques pour mieux entraver les organisations criminelles.
Ces nouveaux outils étaient réclamés de longue date par la justice et les forces de l’ordre.
Les sénateurs socialistes, force de propositions
Le groupe des sénateurs socialistes, écologistes et républicains a pris toute sa part dans la construction de cette nouvelle législation en obtenant, entre autres :
- un maillage plus efficace contre le blanchiment,
- une meilleure protection de l’identité des professionnels de justice en cas de menace,
- la protection des informateurs et des repentis,
- une lutte renforcée contre la corruption,
- une lutte accrue contre le trafic en prison
- ou encore la lutte contre l’utilisation des cartes SIM prépayées.
Tout au long des débats dans l’hémicycle du Sénat, nous avons recherché l’équilibre entre sécurité et liberté. Nous avons ainsi fait preuve de vigilance et d’exigence pour que ne soient pas autorisées des mesures exceptionnelles dérogatoires pouvant fragiliser les droits de la défense.
Soutien aux acteurs de la lutte contre le narcotrafic
Il ne peut y avoir d’État protecteur avec une justice embolisée et des prisons cocotte-minute.
La quasi-totalité des mesures contenues dans cette proposition de loi sont indispensables, certaines pourraient être améliorées et je vous tiendrais informés des évolutions liées à la navette parlementaires mais ces nouvelles mesures ne seront efficientes qu’avec des moyens budgétaires suffisants.
L’investissement sans faille des enquêteurs et des magistrats nous engage, nous leur devons un soutien sans faille y compris budgétaire.
J’ai donc résolument voté pour cette proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic au nom de tous ceux qui combattent en notre nom, au quotidien, la criminalité organisée.